L'hôtel le Citizen est situé à quelques minutes à pieds du Marais. Il vous suffit de traverser la place de la République et vous y êtes!

Le Marais mérite le détour à la fois pour ces trésors d'architecture mais aussi pour ses boutiques tendances et son ambiance "bobo" .

Voici une liste non exhaustive des petits trésors architecturaux  du Marais

Eglise St Paul - St Louis

Les Jésuites s’installèrent en 1580 dans ce qui devint le lycée Charlemagne, juste à côté de l’église. Louis XIII offrit les terrains pour l’Eglise à qui on donna en son honneur le nom de Saint-Louis. Elle fut terminée en 1641 sur un modèle baroque. La première église, Saint-Paul fut détruite, et celle-ci prit alors l’appellation des deux : “Saint-Paul Saint-Louis”. Son dôme est une nouveauté des jésuites. La façade le cache, erreur qui ne sera pas reproduite dans les futurs monuments.

Pendant le Grand Siècle, le compositeur Marc-Antoine Charpentier lui-même y assura la direction des cérémonies. On imagine aisément la richesse décorative d’une telle paroisse, mais tout fut dispersé durant la Révolution.

3 tableaux du 17e siècle racontent la vie de Saint-Louis. Voir aussi le Christ au Jardin des Oliviers de Delacroix (1827). A l’entrée, les coquilles du bénitier ont été offertes par Victor Hugo.

En en demandant l’autorisation au lycée Charlemagne, on peut y voir la cage d’escalier et sa coupole en trompe l’oeil représentant l’Apothéose de Saint-Louis.

 

Place des Vosges

Une des merveilles de Paris, et la plus ancienne place monumentale de la capitale. En 1605, Henri IV décide de créer cette “place Royale”, carrée et symétrique sur une vieille idée de Catherine de Médicis. Elle va devenir le centre de toutes les élégances, une place de duels... La statue de Louis XIII sera détruite pendant la Révolution et remplacée en 1818. En 1800 elle prend le nom de place des Vosges.

Elle est composée de 36 pavillons de pierres et de revêtement en fausse brique. Des arcades forment le rez-de-chaussée tout autour, et de nombreuses boutiques, bars et restaurants, y sont installés.

Le plus grand des bâtiments est le pavillon du roi, au sud, dont la jolie rue Birague débouche sur la rue Saint-Antoine. Au nord, de l’autre côté de la place et en face du pavillon du roi, on peut voir le pavillon de... la reine.

On peut également voir le n°1bis où est née la marquise de Sévigné, l’hôtel de Chaulnes au n°9, la maison de Marion Delorme au n°11, de Bossuet au n°17, de Richelieu au 21.

Au N°6, la maison de Victor Hugo se visite : Premier musée monographique et littéraire, la Maison de Victor Hugo recèle le fonds d'oeuvres graphiques et de manuscrits de Victor Hugo le plus important avec celui de la Bibliothèque nationale de France : éditions originales de l'écrivain, peintures et sculptures lui rendant hommage, estampes, photographies, caricatures et pièces de mobilier. Il loua cet endroit pendant 16 ans, entre 1833 et 1848.

Hôtel de Rohan-Guéménée - 6, place des Vosges

Dans l’angle sud-ouest de la place des Vosges, un passage donne sur le jardin du magnifique hôtel de Béthune-Sully de style Louis XIII et dont la construction débuta en 1624. Il constitue un remarquable exemple de ce qu’on a appelé la " tentation baroque ". Son plan est classique, caractéristique de l’art français : un corps de logis centré, entre cour et jardin, précédé de deux ailes qui rejoignent deux pavillons ; on pourrait en dire autant de son élévation rigoureusement symétrique. En revanche, la richesse du décor sculpté de ses façades laissent apparaître une influence du style baroque. Huit grandes figures en haut-relief, qui représentent les Eléments et les Saisons, ornent le corps de logis principal et les ailes du bâtiment. Voir aussi sa façade sur la rue Saint-Antoine.

 

La Rue des Francs Bourgeois.

Pour traverser tout le marais à pieds par la rue des Francs-Bourgeois,  il vous suffit de ressortir de la place des Vosges par son angle Nord-Ouest, et vous voilà rue des Francs-Bourgeois .

Dès le début de la rue vous êtes devant...

Le musée Carnavalet

L’édifice : il fut construit en 1544 et devint propriété de Madame de Kernevenoy, dont le nom, déformé en Carnavalet, resta celui de l’édifice. L’architecte Mansart retouche l’édifice en 1655, lui donnant son aspect Renaissance actuel. La marquise de Sévigné y habita entre 1677 et 1696 (comme locataire).

Son portail principal est du 16e siècle et les lions de l’entrée ont été sculptés par Jean Goujon.

La statue de Louis XIV est de Coysevox. Elle provient de l'hôtel-de-ville.

Le corps de logis est resté gothique, à part les 4 saisons qui rappellent la Renaissance.

L’arc de Nazareth qui donne sur la rue des Francs-Bourgeois, passait autrefois au dessus d’une rue de Paris.

Le musée : outre la collections de souvenirs liés à la marquise de Sévigné, Carnavalet est la mémoire de Paris, on y trouve tout sur l’histoire de la capitale, de la monarchie à la Révolution : peintures, documents historiques, mobiliers... Beaucoup de souvenirs des écrivains parisiens également

En faisant le tour extérieur de Carnavalet vous apercevrez : toujours dans la rue de Sévigné, au n°29, l'hôtel Le-Peletier-de-Saint-Fargeau, annexe du musée, et l’hôtel de Flesselles qui est juste en face.

Prenez à gauche, rue du Parc-Royal où se trouvent en enfilade l’hôtel Canillac (n°4), l’hôtel Duret-de-Chevry (n°8), l’hôtel Vigny (n°10), et l’hôtel Croisilles (n°12). Prenez la rue Payenne vers la gauche. Vous passez d’abord devant la belle orangerie et la façade de l’hôtel Saint-Fargeau, avec son square. Au 13 de la rue, l’hôtel de Chatillon a toujours sa cour pavée et un bel escalier. L’hôtel de Marle est au n°11, et la comtesse de Polignac y vécut. L'architecte Mansart mourut au n°5, et Auguste Comte s’y réunira régulièrement avec ses amis positivistes.

Retour rue des Francs-Bourgeois. En face de Carnavalet, voir le très très bel hôtel de Lamoignon, construit en 1585 sous le nom d’hôtel d’Angoulême pour Diane de France, fille du roi Henri II. La guérite d’angle sur la façade permettait de surveiller les alentours. Voir le majestueux corps de logis au fond de la cour. Lamoignon, président du Parlement, s’y installa en 1658.

Les hôtels particuliers continuent de défiler le long de la rue : hôtel d’Albret du 16e (façade remaniée au 18e) au n°31 ; d’autres intéressants (n°4 et 10) sont dans la rue Elzévir sur la droite. Cette rue d’Elzévir rejoint la rue de Thorigny et son musée Picasso (voir plus bas) en deux minutes. Rue des Francs-Bourgeois toujours : l’hôtel Barbes (n°35) est des années 1630. L’hôtel de Sanderville (n°26) encore plus vieux. L’hôtel d’Alméras (1598), au n°30, cache sa façade derrière une porte à tête de bélier. A l‘angle (à droite) de la rue Vieille du Temple, se trouve la maison de Jean Hérouët, qui fut le trésorier du roi Louis XII. On peut voir la tourelle et les fenêtres d’époque.

En continuant la rue des Francs-Bourgeois on arrive à...

Notre-Dame des Blancs-Manteaux, sur la gauche de la rue. Le Crédit Municipal est à la place d’un ordre mendiant fondé par Saint-Louis et dont les membres portaient des manteaux blancs. L’Eglise est en fait la chapelle de ce couvent, reconstruite en 1695 et à laquelle on a appliqué une façade 18e provenant d’une autre église détruite. L’intérieur comprend de très belles boiseries et une belle chaire flamande. La sonorité de l’église et de ses grandes orgues sont remarquables, et elle sert souvent de lieu de concert.

Un peu plus loin à gauche, au 57bis, se trouve...

La Tour Philippe Auguste : cachée derrière la grille, on la voit bien de l’autre côté de la route. Insolite au milieu des immeubles, elle faisait partie de l’enceinte de Paris au temps de Philippe Auguste et est vieille de 800 ans.

Les Archives Nationales occupent les deux (très beaux) palais suivants :

HÔTEL DE ROHAN

Dont le nom officiel est Hôtel de Strasbourg. Il fut construit en 1705. Sa façade est du côté du jardin commun d’avec le Palais Soubise.

Doté d'une monumentale façade classique à colonnades et pilastres, il abrite le minutier central des notaires de Paris. Les anciennes écuries situées à droite de la cour sont décorées d'un bas-relief de Robert le Lorrain "les chevaux du soleil". Lieu d'expositions temporaires, l'intérieur de l'hôtel a notamment conservé un escalier et le cabinet des singes : cet ensemble de boiseries de 1750 évoque l'exotisme et les voyages alors en vogue).

Ouvert uniquement le dimanche après-midi sous la conduite de guides conférenciers. Réservation obligatoire au 06 10 12 67 27.

 

PALAIS SOUBISE

Le Palais Soubise de l’architecte Boffrand, et son décor de style rocaille : l’hôtel qui abrite les Archives Nationales et le Musée de l’Histoire de France possède un des plus intéressants décors parisiens, grâce aux peintures de Boucher, Van Loo ou Natoire qu’on peut voir dans les appartements.

La magnifique façade se dresse au fond de la cour d’honneur. Les statues de groupes d’enfants, et les Saisons, sont des copies de celles réalisées par Robert Le Lorrain.

Après avoir connu diverses localisations : Tuileries, palais Bourbon, palais de Justice, le dépôt central des Archives Nationales fut installé à l'hôtel de Soubise en 1808.

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr

On y trouve également le musée de l’histoire de France, et de très belles expositions temporaires à vocation historique.

HÔTEL GUÉNÉGAUD

Situé juste derrière le Palais Soubise, à l’angle de la Rue des 4 Fils et de la rue des Archives, il fût terminé en 1651 par Mansart dans un style très classique et avec un beau jardin à la française. Les salons (qu’on visite avec le musée, sont remplies de magnifiques peintures). Il vaut vraiment le détour. Les chasseurs l’apprécieront d’autant plus qu’il contient le...

MUSÉE DE LA CHASSE

Tout sur les armées, de la préhistoire à nos jours ; souvenirs, trophées...

MUSÉE PICASSO - (Hôtel Salé)

L’hôtel Salé, autrefois ironiquement qualifié de « maison du bourgeois gentilhomme » en référence à la comédie de Molière, est construit entre 1656 et 1659 par Jean Boullier de Bourges, pour le compte de Pierre Aubert de Fontenay, gentilhomme tourangeau et son épouse, Marie Chastelain, propriétaire d’un terrain de 3 700 m² acquis auprès des Hospitalières-Saint-Gervais. L’ancien laquais, ambitieux et vaniteux, s’enrichit en tant que fermier des gabelles (il perçoit l’impôt sur le sel). L’hôtel conserve le surnom de « salé » après sa ruine, provoquée par le procès de Fouquet en 1661.

Il abrite depuis 1985 le musée Picasso qui renferme la plus riche collection mondiale d'œuvres de l’artiste et couvre toutes ses périodes.

À ce jour, la collection comprend 251 peintures, 160 sculptures, 16 papiers collés, 29 tableaux-reliefs, 107 céramiques, 1 500 dessins et 58 carnets, la totalité de l'œuvre gravée, avec les différents états de chaque planche, et les livres illustrés.

Les salles d’exposition présentent également certaines pièces provenant de la collection personnelle de Picasso parmi lesquelles des œuvres de Cézanne, Matisse, le Douanier Rousseau, Derain, Braque, Miro, et des objets d’art africain.

La Tour Saint-Jacques :

dans le square du même nom, juste à l’Est du Châtelet, est le seul vestige de l’église Saint-Jacques-la-Boucherie qui fut construite sous François Ier et disparut en 1802. Elle est le point de départ de la route de Paris vers Saint-Jacques de Compostelle. Haute de 52 mètres de haut, elle offre une belle vue sur Paris à son sommet.

De l’autre côté du square, rue de Rivoli, en direction de l’Hôtel-de-Ville, le Bar des Templiers est une véritable institution (kitsch) des royalistes parisiens avec ses galeries de statues de Jeanne d’Arc, Louis XVI... un véritable musée qui organise des soirées pour la mort du roi Louis XVI chaque 21 janvier !

L’Hôtel de Sens

Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Avant cette date, Paris dépendait de l'archevêché de Sens. C’est Tristan de Salazar, archevêque de Sens (1474-1518) qui fait détruire l'hôtel de Jean d'Hestoménil donné par le roi Charles V à l'archevêché de Sens pour être la résidence parisienne de son archevêque et reconstruire à sa place entre 1475 et 1519 l’actuel bâtiment.

Il abrite aujourd’hui la bibliothèque Forney, depuis 1961 consacrée aux beaux-arts.

L’hôtel de Sens est au 1, rue du Figuier, non loin de Notre-Dame

 
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